Simplicité et subtilité
Le dernier article commence à dater, donc aujourd’hui je vous présente un de mes albums favoris : Little Big du pianiste américain Aaron Parks. Imaginez : une basse chaude et ronde soutenant une batterie précise et minimaliste. Un clavier pose l’harmonie à gauche pendant qu’une guitare défile les thèmes et chorus à droite, échangeant quelquefois leurs rôles. Formant ainsi un ensemble épuré et équilibré, les musiciens nous délivre un album de fusion/électro mettant l’improvisation au premier plan. Parks nous démontre l’efficacité d’un thème simple lorsqu’il est mis en valeur par un choix merveilleux d’accords. On assiste à un balancement entre des riffs mélodiques et entrainants, et des parties plus déconstruites, planantes, voir dissonnantes. On finit par s’habituer à ces longs moments de tension, et lorsque vient la résolution, le riff prend une ampleur inattendue, salvatrice. ...